vendredi 17 août 2007

Et c'est étonnant...

On s'aventure chaque jour, chaque soir, dans une ivresse où l'on oublie, par force, l'insignifiance des jours qui passent. Mais j'espère encore : j'ai vu quelques naissances d'enfants, j'ai entendu de belles œuvres, et le temps passe inexorablement. Il est peu de choses à faire, au fond, qui confortent l'âme humaine : être assuré d'une pérennité des choses.

Pourtant j'ai longtemps rêvé. Et je passe aujourd'hui chaque jour dans l'ombre. Je pars dans des lieux où se faufilent filles et garçons. Et c'est drôle, là où j'ai fait tomber les cœurs, l'insignifiance me saisit. Je n'existe plus. Je dois savoir qu'à cette heure, il me faut désarmer, et supposer qu'ailleurs des choses encore sont possibles. Peut-être...